Traitement du VIH/Sida: Les radios communautaires mettent à risque les malades.
Le phénomène s'est généralisé.Certaines radios communautaires des grandes villes du Cameroun se sont lancées depuis quelques années dans la diffusion des micro-programmes et des spots publicitaires touchant notamment le domaine de la santé.
des tradipraticiens,des guérisseurs, des naturopathes et autres docteurs traditionnels se relayent quotidiennement sur les antennes de ces radios pour vanter leurs aptitudes à tout soigner. Les IST,les kystes ovariens, les hémorroïdes,la fièvre thyphoide,le paludisme et... le VIH/Sida. Un comble.
Il est vrai que les populations africaines sont culturellement encore attachées à ce qui constitue leur médecine ancestrale ( plantes, rites et rituels...). il n'en reste pas moins que des pandémies comme le paludisme et le VIH/Sida ,qui font des ravages en Afrique, devraient être traitées avec prudence sur les antennes communautaires. La responsabilité de ces radios est interpellée.
Le VIH/Sida est une infection virale, et son traitement actuel ( la tri thérapie) est palliatif et pas curatif."Guérir du Sida",comme le laissent croire certains spots publicitaires, en ingurgitant des potions à base de plantes relève de la pure escroquerie. Cette situation pourrait donner du poids aux "incrédules" qui se détournent encore du seul moyen de stabilisation de l'affection, et courent le risque de s'engouffrer dans un traitement hypothétique sans garantie aucune.
Rappelons que certains hauts responsables Sud Africains avaient ,en leur temps trouver des "méthodes originales" de traitement du Sida.Le taux de prévalence a fait un (grand) bond en avant dans ce pays. En Gambie, c'est le Président de la République ,en personne qui déclarait solennellement avoir découvert une potion à base de plantes pouvant guérir du sida.Le taux de prévalence dans ce pays est passé de 2.4% à 5% en 2006.
La Publicité est l'art de séduire et de pousser à la consommation. Mais lorsqu'il s'agit d'une affection aussi délicate que le VIH/Sida,les perdiems récoltés par la diffusion de ces spots sont dérisoires, face à l'ampleur qu'occasionnent leurs diffusions.
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