Paludisme: Le renouveau d'un vieux traitement pour les femmes enceintes...

Publié le par kamer pharma

Tous les ans 200.000 nourrissons meurent de paludisme de leur mère. Or l’administration des produits à base d’artésiminine -  l’antipaludéen de référence – à la femme enceinte est dangereuse pour le fœtus.. le cas de la femme enceinte infectée par le paludisme est très particulier.car la monothérapie n’est plus d’actualité de nos jours ,au regard des résistances qui s’observe nt dans leur utilisation.

La combinaison sulfalène/pyriméthamine est absente de l’arsenal thérapeutique depuis trois décennies au moins.par conséquent, les souches plasmodiales circulantes, non soumises à la pression de cette association médicamenteuse, ont gardé la sensibilité maximale, abstraction faite des cas de résistance spontanée, rares pour les antifoliniques et antifoliques. Il est donc opportun d’organiser une évaluation du médicament sous forme d’une étude dument validée et contrôlée. Si cette molécules montre l’efficacité attendue, cela aura pour conséquence majeure, l’utilisation du médicament selon un schéma thérapeutique innovant, probablement moins onéreux, par exemple son utilisation dans le cadre du traitement préventif intermittent (TPI) du paludisme pendant la grossesse et , enfin, la perspective de sa combinaison à l’Amodiaquine débouchant sur une triple association antipaludique : Sulfalène/pyriméthamine/Amodiaquine.

Cette étude a comparée l’association sulfalène/pyriméthamine versus sulfadoxine/pyriméthamine chez l’adulte et chez l’enfant en zone d’endémie palustre. C’est un essai pilote, multicentrique, randomisé, réalisé conformément aux bonnes pratiques cliniques au Sénégal, au Cameroun et en Cote d’ivoire.

L’alternative consistant à la triple association Sulfalène/pyriméthamine/amodiaquine a également fait l’objet d’une étude.

La réalisation de cette étude est basée sur trois hypothèses : les états africains au sud du Sahara manquent de ressources financières pour faire face aux couts élevées des nouveaux antipaludiques ; les responsables des programmes nationaux de lette contre le paludisme affichent actuellement leur volonté de collaborer ave des firmes pharmaceutiques afin de trouver des traitements  alternatifs crédibles aux traitements déficients ; et enfin les spécialistes en paludologie adhérent à l’idée qu’outre les dérivés de l’artémisinine ; d’autres associations peuvent être utilisées ave des résultats satisfaisants et un cout largement inférieur aux associations à base d’artemisinine.

La disponibilité de tels médicaments serait en outre assurée par une production locale.

Cette alternative Sulfalène/pyriméthamine/Amodiaquine (Dualkin) a été comparée à l’association Arthémeter/luméfantrine ( Coartem) et à l’association amodiaquine/artésunate ( Arsucam) chez l’adulte et l’enfant en zone d’endémie palustre, par deux essais randomisés multicentrique réalisés aux bonnes pratiques cliniques au Sénégal en Cote d’ivoire et au Cameroun.

CONCLUSION :

A J28 des patients du groupe Sulfalène/pyriméthamine/Amodiaquine étaient considérés comme guéris versus Artéméther/luméfantrine. Ces taux sont comparables. La décroissance thermique est similaire dans les deux groupes. Les deux traitements sont bien tolérés.

L’association sulfalène/pyriméthamine/amodiaquine s’avère être une alternative intéressante dans le traitement de première intention du paludisme non compliqué

A J28, 92% des patients du groupe Sulfalène/pyriméthamine étaient considérés comme guéris versus 92.1ù pour le groupe Sulfadoxine/pyriméthamine. Ces taux sont comparables.

Lé sulfalène/pyriméthamine s’avère être une alternative de choix dans le traitement préventif intermittent chez la femme enceinte. Par ailleurs, son efficacité et sa tolérance en font un candidat potentiel pour une association.

 


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