Cameroun/Bafoussam: une guerre sans merci contre le médicament de la rue

Publié le par kamer pharma


Un comité régional vient d’être mis sur pied avec pour mission principal de lutter sans réserve contre ces fléaux et d’éradiquer le mal par la racine.

A l’occasion de la journée africaine de lutte contre les médicaments de la rue qui s’est célébrée ce vendredi 28 mai 2010, un comité régional vient d’être mis sur pied pour lutter contre la pratique illégale de la médecine et la vente illicite des médicaments. Pour le seul premier semestre de l’année 2010, deux saisies de médicaments illicites ont été faites dans la ville de Bafoussam.

Le premier stock, déjà détruit, était évalué à plus de 30 millions, et le second, dont la destruction a eu lieu ce vendredi 28 mai 2010, est estimé à plus de 50 millions. Soit un total de 100 millions de francs Cfa. Dans ce même sillage, Dr Salifou, délégué régional de la santé publique pour l’Ouest, a révélé qu’une étude faite sur le terrain a permis de dénombrer une soixantaine de formations hospitalières clandestines qui seront fermées dans les jours à venir.

Dans le même sillage, il a révélé que la région de l’Ouest est reconnue, sur le triangle national, comme un grand centre de distribution de médicaments de la rue et de promotion des centres de santé clandestins. Dans les différents marchés de la ville de Bafoussam, on retrouve des centaines de boutiques spécialisées dans la vente des produits pharmaceutiques, d’origine parfois douteuse.

Les tenanciers sont en majorité des jeunes n’ayant reçu aucune formation en la matière. Mais au quotidien, ils tirent leurs revenus de cette activité quelque peu dangereuse pour la santé des populations et à la limite nocive pour l’économie nationale. Les multiples saisies opérées dans ces marchés à ce jour ont été insuffisantes pour décourager les promoteurs. Ce qui a fait dire à Emmanuel Nzeté, délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Bafoussam, que « chaque attribution de comptoir au marché obéit désormais à un cahier de charge où toute vente de médicament est interdite. Le circuit d’approvisionnement et de vente de ces médicaments demeure un mystère.

Il faut phagocyter le mal depuis ses origines et la communauté urbaine est engagée pour offrir aux populations un cadre de vie meilleure. » Aussi, parole a été donnée au procureur de la République près les tribunaux de première et grande instance de Bafoussam qui a rappelé les sanctions auxquelles sont exposés les auteurs de ce genre d’activités dites dangereuses. Il s’agit notamment des peines privatives de liberté, des amendes et la fermeture des centres de santé ou la confiscation des objets utilisés pour les infractions.

« Compte tenu du fait que l’amélioration des conditions de santé des populations ne peut se faire qu’avec des soins adéquats, le gouvernement a décidé de procéder à la fermeture des centres de santé pirates et aussi de lutter contre ce qui est convenu d’appeler la vente des médicaments de rue »,a rappelé le Dr Salifou. En installant la quinzaine de membres qui constituent le comité régional de lutte contre la pratique la pratique illégale de la médecine et la vente illicite des médicaments, le secrétaire de la région de l’Ouest, Maliki Oumara, qui représentait le gouverneur, par ailleurs président dudit comité, leur a recommandé « éthique, professionnalisme et probité.

Le comité n’est pas installé juste pour des formalités administratives. Il doit faire parler de lui pour que l’Ouest cesse d’être le centre de production de faux médicaments ou de prolifération des centres de santé clandestins. » Pour plus d’efficacité sur le terrain, une carte géographique des centres santé clandestins ainsi que les noms de leurs promoteurs ont été remis au comité désormais attendu au pied du mur.

 

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