Sports et douleurs inflammatoires
Face à un traumatisme sportif, les sportifs se dirigent en première intention vers le pharmacien. Ce dernier joue un rôle important dans sa prise en charge et /ou dans son orientation vers des mesures thérapeutiques adaptées.
Le pharmacien pourra reconnaître
-Une atteinte des structures qui entourent une articulation
-Une inflammation musculaire
-Une affection nécessitant une intervention chirurgicale
1) Face à une douleur très intense et une incapacité fonctionnelle totale.
Il doit diriger le malade vers une consultation médicale qui permettra une prise en charge rapide et adaptée.
C’est le cas face à des affections telles :
La fracture osseuse
La luxation avec déformation importante
L’entorse grave avec notion de craquement au moment du traumatisme
La rupture tendineuse (tendons d’Achille, ou rotulien)
La rupture musculaire à l’origine d’un hématome important.
2) Face à une inflammation d’une structure qui entoure l’articulation.
Tendinites :
Ici le patient se plaint d’une douleur et/ou un gène à un mouvement précis. Il n’a pas mal au repos. Localement, un œdème, une rougeur, parfois une crépitation à la palpation témoignent de l’inflammation.
Bursites
Les bursites surviennent lorsque l’articulation est fortement sollicitée par un mouvement précis. Les plus fréquentes sont localisées à l’épaule, au coude, et au genou.
Entorses
Ici, les ligaments sont touchés sans déplacement des surfaces articulaires. Elles touchent le plus souvent le genou et la cheville. Elles représentent 1/3 des traumatismes des sportifs footballeurs. Toutes articulations confondues, les entorses surviennent de préférence chez les jeunes sportifs. L’évaluation de la gravité de l’entorse n’est pas toujours évidente. Cette étape essentielle conditionne le traitement.
3) Face à une inflammation musculaire
Les problèmes musculaires sans lésions anatomiques, comme les courbatures, crampes, contractures… sont des manifestations douloureuses au détour d’un effort physique. En l’absence de traumatisme, ils sont sans gravité, mais gène le sportif. La courbature (douleur musculaire) apparaît 12 à 24 heures après l’effort, la crampe est une contraction brutale et douloureuse d’un muscle, mais qui cède spontanément à l’étirement, l’élongation et la déchirure sont les manifestations de rupture de fibres musculaires plus ou moins graves.
Devant un cas bénin, le pharmacien peut initier votre prise en charge. Dans le cas d’un signe de gravité ou de moindre doute, le pharmacien doit vous orienter vers une consultation médicale pour un diagnostic plus approfondi (radiographie et autres…)
Par ailleurs, voici quelques mesures thérapeutiques adaptées à conseiller aux sportifs :
Tendinites ou bursites non compliquée :
Repos de 15 à 60 jours selon le gène fonctionnel et l’ancienneté de l’atteinte.
Anti-inflammatoire par voie percutanée (gel ou pommade)
Anti-inflammatoire par voie générale (Comprimés, gélules, suppositoires…)
Antalgiques
En prévention, adaptation du geste sportif ou du matériel utilisé
Entorses bénignes
Repos pendant 48 heures
Vessie de glace 20 minutes toutes les heures pendant environ 10 heures
Antalgique contre la douleur (Paracétamol)
Anti-inflammatoire local en gel à raison de 3 applications par jour
Au-delà de 48 Heures contention par bande élastique
Courbatures et contractures
Massages décontractant avec une pommade anti-inflammatoire
Repos sportif de 5 à 10 jours
Elongations et déchirures
Repos sportif de 10 à 30 jours selon la gravité
Traitement « kinésithérapique »
Application d’un gel anti-inflammatoire
En plus de conseiller un traitement, le pharmacien peut aider le sportif à prévenir ces accidents gênant ses activités.
-Le respect de l’échauffement général et local
-Des efforts graduels et progressifs dans les mouvements
-Une hydratation systématique
-Des étirements spécifiques de la musculature
-Un choix judicieux du matériel et des vêtements en fonction des conditions climatiques et de l’environnement.