Opprobre qsp...pharmacie
Deux pharmaciens séjournent dans les prisons du Sénégal, à l'heure ou j'écris ces mots. ils sont mélés dans une malversation de bons de médicaments de l'armée sénégalaise. en substance, les médicaments payés par l'armée à l'intention de ses fiers et glorieux combattants, enciens comme actuels finissaient sur les étals du marché illicite de médicaments. Voyez-moi ça!
Le sang des généraux n'a fait qu'un tour. L'armée, qui s'y frotte s'y pique. C'est là, la moindre réputation à protéger pour une institution dont le métier est de faire la guerre.
Attention! un scandale peut en cacher un autre. rappellez-vous, dans le précédent LP, une affaire de vente frauduleuse de médicaments avait été relatée. Sur les cartons des médicaments saisis, le nom d'une pharmacie régulièrement exploitée à Dakar était bien lisible, laissant sur le marbre une trace qui mène vers un pharm... Chut! , il n'est pas permis d'en dire plus.une enquete judiciaire est en cours. Puisse le coupable etre saisi.
Que les pharmaciens impliqués dans ces faits soient acquittés ou pas, il reste de notoriété publique que ce sont les pharmaciens qui sont à l'origine du marché illicite du médicament.Les leaders de la profession le savent bien, mais s'épanchent rarement sur le sujet,comme celui-là qui déclarait : " Nous avons besoin de donner un coup de balai devant notre porte...".il avait osé appeller "un Agouti" un "Agouti"."Ce sont des pharmaciens d'officine et des grossistes répartiteurs qui alimente le marché parallèle" avant de menacer "de les traquer et de les livrer à la vindicte...pharmaceutique.(Voir LP N°11)
Bien entendu, ce ne sont pas des discours qui vont faire reculer les "délinquants" qui ont gouté au confort du gain facile. A preuve, de Dakar à Brazaville, de N'Djaména à Cotonou,les marchés illicites de médicaments ont pignon sur rue, et prennent chaque jour un peu plus du poil de la be^te. En effet, le mal est universel ou pluto^t africain. Le spectacle des pharmaciens emprisonnés, décrit à Dakar, aurait bien pu avoir comme scène Conakry ou Yaoundé, sans que personne n'en soit véritablement surpris.
D'une capitale à l'autre, le mal prospère,, principalement pour les me^mes raisons: absence de sanctions. une impunité qui se cultive d'abord au sein de la confrerie.Les parjures de la profession,de véritable criminels,ne sont qu'exeptionnellement inquiétés.ils sont redoutés ou protégés, ce qui conduit au me^me résultat. Très souvent, les autorités de la profession craignent, en soumettant un confrère aux rigueurs de la justice, de compromette toute la corporation.Cette meme logique explique le besoin de ne pas punir ou, à tout le moins de garder secret les chatiments sanctions lorsque les fautes sont avérées.c'est ainsi que, par exemple, la majorité des ordres africains refusent de publier les sanctions disciplinaires, ne serait-ce que dqns les limites de la profession."Que je sois couvert d'opprobre et méprisés de mes confrères, si je manque à la promesse d'exercer dans la santé publique,ma profession avec conscience et de respecter non seulement la mégislation en vigueur,mais aussi les règles de l'honneur,de la probité ,et du désinteressement."
il n'y a pas de raisons comme dirait l'autre,que les règles soient modifiées en pleine partie. D'autant plus qu'en cas de complaisance,l'implacable sociéte ne manquera de barbouiller le pharmacien, et sa profession avec. C'est de bonne guerre!
comme quoi, les autorités professionnelles -Ordres, syndicats,et directions de la pharmacie- en protégeant ou en ménageant les pharmaciens indéliquats,,ne rendent point service à leurs ouailles, qui plus est, elles faillissent à la mission pour laquelle elles sont engagées.
L'opprobre est un outil indispensable pour maintenir le pharmacien dans l'esprit et la lettre de son serment. ce faisant, saprofession - la pharmacie - sera préservée dans ses caractéristiques de respectablilité et de dignité. L'opprobre serait comme qui dirait, l'excipient conservateur de la pharmacie. D'aucuns auraient dit qu'elle fait partie de la formule et le mode opératoire devrait préciser "Opprobre qsp pour dignité et respectabilité de la pharmacie"
Dr Ibrahima KA (Pharmacien) extrait du lournal Libération prolongée N°19 Mai-juin 2006
Le sang des généraux n'a fait qu'un tour. L'armée, qui s'y frotte s'y pique. C'est là, la moindre réputation à protéger pour une institution dont le métier est de faire la guerre.
Attention! un scandale peut en cacher un autre. rappellez-vous, dans le précédent LP, une affaire de vente frauduleuse de médicaments avait été relatée. Sur les cartons des médicaments saisis, le nom d'une pharmacie régulièrement exploitée à Dakar était bien lisible, laissant sur le marbre une trace qui mène vers un pharm... Chut! , il n'est pas permis d'en dire plus.une enquete judiciaire est en cours. Puisse le coupable etre saisi.
Que les pharmaciens impliqués dans ces faits soient acquittés ou pas, il reste de notoriété publique que ce sont les pharmaciens qui sont à l'origine du marché illicite du médicament.Les leaders de la profession le savent bien, mais s'épanchent rarement sur le sujet,comme celui-là qui déclarait : " Nous avons besoin de donner un coup de balai devant notre porte...".il avait osé appeller "un Agouti" un "Agouti"."Ce sont des pharmaciens d'officine et des grossistes répartiteurs qui alimente le marché parallèle" avant de menacer "de les traquer et de les livrer à la vindicte...pharmaceutique.(Voir LP N°11)
Bien entendu, ce ne sont pas des discours qui vont faire reculer les "délinquants" qui ont gouté au confort du gain facile. A preuve, de Dakar à Brazaville, de N'Djaména à Cotonou,les marchés illicites de médicaments ont pignon sur rue, et prennent chaque jour un peu plus du poil de la be^te. En effet, le mal est universel ou pluto^t africain. Le spectacle des pharmaciens emprisonnés, décrit à Dakar, aurait bien pu avoir comme scène Conakry ou Yaoundé, sans que personne n'en soit véritablement surpris.
D'une capitale à l'autre, le mal prospère,, principalement pour les me^mes raisons: absence de sanctions. une impunité qui se cultive d'abord au sein de la confrerie.Les parjures de la profession,de véritable criminels,ne sont qu'exeptionnellement inquiétés.ils sont redoutés ou protégés, ce qui conduit au me^me résultat. Très souvent, les autorités de la profession craignent, en soumettant un confrère aux rigueurs de la justice, de compromette toute la corporation.Cette meme logique explique le besoin de ne pas punir ou, à tout le moins de garder secret les chatiments sanctions lorsque les fautes sont avérées.c'est ainsi que, par exemple, la majorité des ordres africains refusent de publier les sanctions disciplinaires, ne serait-ce que dqns les limites de la profession."Que je sois couvert d'opprobre et méprisés de mes confrères, si je manque à la promesse d'exercer dans la santé publique,ma profession avec conscience et de respecter non seulement la mégislation en vigueur,mais aussi les règles de l'honneur,de la probité ,et du désinteressement."
il n'y a pas de raisons comme dirait l'autre,que les règles soient modifiées en pleine partie. D'autant plus qu'en cas de complaisance,l'implacable sociéte ne manquera de barbouiller le pharmacien, et sa profession avec. C'est de bonne guerre!
comme quoi, les autorités professionnelles -Ordres, syndicats,et directions de la pharmacie- en protégeant ou en ménageant les pharmaciens indéliquats,,ne rendent point service à leurs ouailles, qui plus est, elles faillissent à la mission pour laquelle elles sont engagées.
L'opprobre est un outil indispensable pour maintenir le pharmacien dans l'esprit et la lettre de son serment. ce faisant, saprofession - la pharmacie - sera préservée dans ses caractéristiques de respectablilité et de dignité. L'opprobre serait comme qui dirait, l'excipient conservateur de la pharmacie. D'aucuns auraient dit qu'elle fait partie de la formule et le mode opératoire devrait préciser "Opprobre qsp pour dignité et respectabilité de la pharmacie"
Dr Ibrahima KA (Pharmacien) extrait du lournal Libération prolongée N°19 Mai-juin 2006
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