Neissaria méningitidis X: Le vaccin encore attendu

Publié le par kamer pharma

Le méningocoque est une bactérie qui peut être présente dans le fond de la gorge de certaines personnes : environ 10 % de la population en est porteuse à un moment donné.La plupart du temps, le méningocoque n’entraîne pas de maladie comme c’est le cas pour de nombreuses autres bactéries. Les raisons pour lesquelles certaines personnes sont porteuses de la bactérie, pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, sans tomber malades tandis que d’autres développent une infection invasive à méningocoque, sont peu connues.Dans certains cas, le méningocoque peut provoquer deux formes d’infections : Le méningocoque peut infecter le liquide et les membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière. On peut avoir une méningite à méningocoque à tout âge, mais la maladie concerne principalement les petits enfants et les adolescents. Avec un traitement adapté pris rapidement, l’évolution est favorable dans 5 cas sur 6. Le méningocoque se dissémine dans l’ensemble de l’organisme et provoque alors une infection généralisée du sang et de différents organes. L’état de santé général se dégrade et des taches rouges ou violacées (purpura) peuvent apparaître. Cette infection est grave et en l’absence de prise en charge précoce, elle peut conduire au décès de la personne malade (20 à 30 % de mortalité) ou laisser des séquelles physiques ou neurologiques importantes.Le méningocoque est une bactérie très fragile en dehors de son environnement naturel, l’arrière-gorge. Le risque de transmission est donc faible et il n’est ainsi pas nécessaire d’isoler les personnes ayant été en contact avec un malade.Cette bactérie se transmet par le biais des sécrétions respiratoires uniquement de personne à personne, mais en aucun cas par les objets, les animaux ou l’eau.
Il n’y a donc pas lieu de prendre des mesures particulières de désinfection des locaux ou des objets.

  • L’hospitalisation est indispensable et le traitement comporte toujours des antibiotiques. L’important est de pouvoir débuter le traitement antibiotique rapidement. Plusieurs types d’antibiotiques sont efficaces.En cas de purpura fulminans (fièvre et taches rouges ou violacées), le malade doit être transféré d’urgence à l’hôpital par le moyen le plus approprié. Lors de la survenue d’un cas d’infection invasive à méningocoque, un traitement préventif (prophylaxie) par des antibiotiques est recommandé aux personnes ayant été en contact direct, étroit ou prolongé avec le malade dans les 10 jours qui précèdent son hospitalisation.
    Cela concerne surtout les personnes vivant sous le même toit que le malade. Ce traitement antibiotique doit être démarré rapidement, autant que possible dans les 48 heures après le diagnostic et n’a plus d’intérêt au-delà de 10 jours après le dernier contact avec le malade.
  • Selon le type de méningocoque, quand il peut être identifié et qu’un vaccin efficace contre cette souche existe une vaccination  peut être proposé aux personnes qui se retrouvent de façon régulière et répété dans l’entourage proche du malade ; c’est-à-dire sa communauté de vie : la famille, les personnes vivant sous le même toit, les amis, les voisins de classe…
  • Ces deux mesures (traitement antibiotique et vaccination) permettent à la fois de protéger individuellement les personnes ayant été en contact avec un malade, et de limiter la circulation de la bactérie. La prise d’antibiotiques assure une protection de courte durée et la vaccination assure une protection à plus long terme.
  • Compte tenu de la fragilité du méningocoque dont la transmission nécessite des contacts directs, étroits ou prolongés, l’extension de ces mesures préventives à une population plus large n’est, en général, pas recommandée.
    La distribution plus large d’antibiotiques pourrait de plus faire émerger des résistances du méningocoque à l’antibiotique utilisé pour la prévention.
  • On compte différentes familles dont les principales sont A, B, C, Y ou W135. Chacune de ces familles présente encore différents sous types.
  • Vous avez déjà eu une infection à méningocoque : vous êtes immunisé(e) uniquement contre le méningocoque qui vous a rendu(e) malade.Vous devez donc rester vigilant(e).Il a été développé par l’institut norvégien de santé publique (NIPH) pour répondre à une situation spécifique en Norvège qui se rapprochait de celle que connaît actuellement le département de Seine Maritime.
  • Contre les sérogroupes A et C, le vaccin commercialisé sous le nom de Vaccin méningococcique A + C polyosidique ®
  • Contre les sérogroupes A, C, Y, W135, le vaccin commercialisé sous le nom de MENCEVAX® depuis 2008 (vaccin réservé aux centres de vaccination habilités à effectuer la vaccination contre la fièvre jaune).
  • Les vaccins contre le sérogroupe C commercialisés sous les noms de Meningitec®, Meninvact®, Neisvac®, MENJUGATE®, MENJUGATE KIT®.
  • Aucun de ces vaccins ne protège contre le méningocoque du groupe B.
  • Vous êtes vacciné(e) : aucun vaccin ne protège contre tous les méningocoques

Ne disposant pas d’une autorisation de mise sur le marché (AMM), ce vaccin n’est pas commercialisé et ne peut donc pas être disponible en pharmacie. Il ne peut être administré que dans le cadre d’une campagne de vaccination organisée localement par les services de l’État. Au Burkina Faso Le renforcement de la surveillance épidémiologique a permis aux laboratoires de référence de détecter une nouvelle souche de méningocoque, le Neisseria meningitidis A dans les premiers centres sanitaires comme germe responsable de l'épidémie. La poursuite de la surveillance épidémiologique et les investigations des cas de méningite ont permis aux laboratoires d'identifier le Neisseria meningitidis dans les quatorze formations sanitaires du territoire.Cela a suscité une campagne de vaccination de masse ou la prise en charge des malades par le gouvernement burkinabè quels que soient les sérogroupes de méningocoques responsables d'épidémie (A, B, W135, X, D, Y, Z, E29 et le Neissaria meningitidis X).En rappel, le Neisseria meningitidis X fait partie des différentes variétés appelées sérogroupes de méningocoques. Il présente les mêmes symptômes que les autres formes de méningite et il n'existe pas de vaccin pour le moment pour l'éradiquer.Les antibiotiques sont retenus pour le traitement des patients dans les centres de santé et les victimes de cette maladie sont les jeunes de moins de 30 ans qui représentent environ 90% des cas. N'ayant pas un vaccin contre le Neisseria meningitidis X, la stratégie de contrôle de l'épidémie due au méningocoque X sera axée sur le renforcement de la prise en charge des malades dans les formations sanitaires.Les responsables de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont signalé que la nouvelle souche de méningocoque existe dans cinq pays de la sous-région (Niger, Ghana, Nigeria, Tchad et Burkina Faso) et que le Niger est le réservoir des germes de méningocoque.A cette rencontre, le ministre de la Santé, Seydou Bouda, a sollicité la contribution des acteurs de la santé, des responsables administratifs, des autorités communales, des ONG et des différents médias pour l'information et la sensibilisation des populations pour une consultation précoce dans les centres de santé devant tout signe évocateur de méningite.

« Mon département a déjà pris les dispositions pour rendre disponibles les médicaments efficaces et les consommables médicaux nécessaires pour une prise en charge gratuite des cas de méningite », a dit le ministre Bouda. Il a enfin souligné que la surveillance des cas et des analyses se poursuit dans les laboratoires afin d'adapter les stratégies de riposte à l'évolution de la situation épidémiologique. Quant au responsable du laboratoire pédiatrique Charles-de-Gaulle de Ouagadougou, Mme Ouédraogo /Rasmata Traoré, le plan de riposte de l'épidémie depuis le début de l'année s'élève à 860 millions de F CFA. Elle a mentionné qu'au Burkina, des études ont été menées pour identifier les différents sérogroupes qui s'y présentent au niveau de la population.

Cela permettra, en terme de vaccins, de déduire s'il y a eu, un impact efficace. Elle a en outre demandé à la population de se faire prendre en charge lorsqu'il y a une épidémie dans une localité quelconque. Les autorités sanitaires, à travers le ministre de la Santé, disent attendre un vaccin anti-Neisseria meningitidis d'ici la fin de l'année 2010.

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