Les journalistes camerounais en bataille rangée contre le paludisme
| L’Association camerounaise pour le marketing social (ACMS) qui en est l’instigatrice, a voulu profiter de l’approche de la coupe du monde pour mieux renseigner les professionnels de la plume et du micro sur cette maladie qui d’après les récentes statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tue un enfant toutes les 30 secondes. A travers plusieurs modules de formation et des mini ateliers de travail, l’on a pu en savoir davantage sur le projet United against Malaria, les généralités sur le paludisme, les méthodes de lutte, la politique nationale mise sur pied pour barrer la voie à la pandémie dont les ravages aujourd’hui donnent des frissons. L’un des points d’orgue de ce conclave a été le module portant sur le rôle du journaliste dans le combat contre cette maladie.A ce sujet, Paul Waing, président national de Cameroon media against Malaria (CAMAM) a d’entrée de jeu regretté le fait que dans les différents organes de presse aujourd’hui l’accent tarde à être mis sur le traitement de l’information liée à la santé en général et au paludisme en particulier. Toutes choses, a-t-il souligné, qui ne favorisent pas un large écho des campagnes de sensibilisation nationales sur la maladie, notamment dans les zones rurales. C’est pour remédier à cette situation qu’il a prescrit aux hommes de médias de suivre l’exemple du CAMAM qui s’est donné pour credo de jouer pleinement son rôle dans la sensibilisation des populations sur la maîtrise de l’information correcte sur le paludisme et sur le changement de comportement en matière de prévention et de prise en charge. Ceci à travers des press club mensuels, des publications et la diffusion des messages sur le paludisme, des prises de parole lors des journées mondiales consacrées à la maladie… Outre les généralités sur la maladie, Dr. Jean Christian Youba a, pour sa part, entretenu les journalistes sur les nouveaux traitements, notamment les Artemisin based combined therapy (Act) qui sont des combinaisons thérapeutiques à base d’Artémisine, médicaments efficaces adoptés et homologués par le ministère de la Santé publique pour faire face aux résistances du plasmodium aux anciens traitements. Au Cameroun, a expliqué Dr. Youba, « deux types d’Act ont été retenus à savoir : Artesunate-amodiaquine (falcimon kit et arsucam) et Artémether-lumefantrine (Coartem). Il doit commencer dans les 24 heures suivant le début des symptômes et s’il est bien respecté, il dure seulement trois jours ». Son homologue, Dr. Dorothy Achu a axé son exposé sur le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) né sous l’impulsion de Roll Back malaria, une coalition mondiale pour faire reculer ce fléau d’au moins 50% d’ici l’horizon 2015. Parmi les actions du Pnlp, elle a évoqué la distribution gratuite des moustiquaires imprégnées d’insecticide aux enfants de moins de 5 ans et aux femmes enceintes ; de même que la distribution de la sulphadoxine-pyriméthamine aux femmes enceintes. Dans le sillage des perspectives, Dr. Achu a annoncé le renforcement de la stratégie de prise en charge à domicile, la couverture universelle en moyenne et de l’introduction des tests diagnostiques rapides. Après l’étape de Yaoundé, les journalistes de la ville de Douala vont prendre part à un atelier similaire qui débute le 1er juin 2010. |