Le lac Tanganyika menacé par la pollution

Publié le par kamer pharma

Le lac Tanganyika, ou Tanganika est le deuxième lac africain par la surface après le lac Victoria, le deuxième au monde par le volume et la profondeur après le lac Baïkal. Il est le plus poissonneux du monde. Ses eaux rejoignent le bassin du Congo puis l'océan Atlantique. On estime que sa formation remonte à environ 20 millions d'années (Miocène).

Le lac Tanganyika couvre une superficie de 32 900 km²  (approximativement la même superficie que la Belgique) et s'étire sur 673 km le long de la frontière de la Tanzanie (à l’est) et de la République démocratique du Congo (à l'ouest) ; son extrémité nord sépare ces deux pays du Burundi, son extrémité sud les sépare de la Zambie. On retrouve à l'ouest (du côté congolais), les monts Mitumba.

Il est situé sur la branche occidentale de la vallée du Grand Rift. Sa température de surface est de 25 °C en moyenne pour un pH variant de 7,6 dans les baies marécageuses, à 9,5 en pleine eau. La profondeur ainsi que la localisation tropicale du lac empêchent le renouvellement total des masses d'eau et la plus grande partie des eaux profondes sont des eaux fossiles et anoxiques.lac-tanganyika.jpg

Le lac Tanganyika fait maintenant partie du bassin hydraulique du fleuve Congo. Il s'y déverse par son émissaire, la Lukuga. Jusqu'en 1878, cette rivière se jetait dans le lac, mais des mouvements tectoniques, et surtout la montée du niveau de l'eau, en ont inversé le sens vers la Lualaba et le fleuve Congo.

Le bassin drainant du lac Tanganyika couvre une superficie de 250 000 km². Les principales rivières qui l'alimentent sont la Malagarazi la Rusizi, la Ifume, la Lufubu et la Lunangwa qui y déversent 24 km³ d’eau par an ; les pluies, quant à elles, en apportent 41 km³ par année. La Malagarazi est plus ancienne que le lac lui-même et se trouvait auparavant dans le prolongement du Congo.

Seulement l’écosystème du lac est menacée. Les principaux dangers sont les mêmes que partout ailleurs : pollution des usines riveraines, les eaux usées qui déferlent et polluent le lac, le surexploitation de la saune maritime et le phénomène d’érosion. Ce lac, qui traverse cinq pays africains est pourtant une ressource touristique énorme pour les populations de cette région. Vivement que les mesures soient prises, avant que le phénomène ne devienne désastreux

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