DOSSIERS SUR LE MEDICAMENT DE LA RUE

Dimanche 28 mars 7 28 /03 /Mars 11:41

Plusieurs drames sont là pour montrer le danger que représente les médicaments vendus en pleine rue dans les villes du Cameroun. Dans les marchés, boutiques, échoppes, comptoirs de fortunes, à travers les rues et carrefours, le médicament côtoie les fruits, légumes, cigarettes, livres et autres produits. Un antibiotique s’acquiert aussi banalement que… Pourtant, le médicament ne saurait être considéré comme une « marchandise » au même titre que les autres.

 Médicament ou poison

Le  médicament  dit de la  rue, exposé  aux intempéries  de  toutes sortes,  bafoue toutes les règles  applicables  en matière  de  conservation.  Sur  des étables  à  la  merci   du soleil,  de la pluie et  des  poussières, les  modalités  de conservation sont loin de leur garantir la qualité nécessaire pour une consommation sans danger. Les médicaments ou ce qui en tient  lieu  sont rangés dans des cartons et stockés  dans des hangars  où la  température augmente et baisse  sans  contrôle. Un  Pharmacien  révèle que  la  conservation  des  médicaments a  un impact direct  sur leur qualité . Dans chaque produit, il y a une dose de principes actifs  destinés à agir réellement sur  l’agent  pathogène. Les conditions approximatives de transport , de stockage et  de distribution transforment et rendent ces substances toxiques pour la santé. Le  pharmacien  précise  qu’en  réalité, la biodisponibilité  d’un  médicament  baisse entre le fabricant et la pharmacie. Cela est accentué pour le médicament de la rue qui ne  connaît aucun suivi. La qualité du médicament de la rue ne rassure pas non  plus  du fait que  comme l’avoue un vendeur, il arrive,qu’après la date de péremption , on  change  la boite  du  produit en  l’introduisant  dans  un autre  étui  ayant une date  de  péremption lointaine. Confidence effrayante pour qui sait que le médicament périmé est un  poison  grave  pour un être  humain, qui plus  est, souffre déjà d’un mal. misère comme excuse pour les vendeurs... Et les acheteurs!
Les vendeurs de médicaments de la rue se veulent rassurant quant à la provenance de leurs marchandises. Ils affirment que ces derniers proviennent de la Centrale nationale d´approvisionnement en médicaments consommables médicamenteux essentiels (Cename), le bras séculier du gouvernement camerounais dans le domaine de la distribution des médicaments. « Des infirmières des hôpitaux viennent souvent acheter des produits chez nous pour aller les revendre ». Les médicaments vendus dans la rue font partis d´une vaste filière dont la  « traçabilité » n´est pas évidente. Les vendeurs évoquent tantôt des livreurs qui reviendraient d´Europe ou d´Asie avec les produits, tantôt des liens avec des structures de réputation dans la chaîne de distribution et de contrôle du médicament au Cameroun tels Pharmacam, Laborex, UC Pharm. Quoi q´il en soit, le trafic s´étend aussi aux médicaments en provenance du Nigeria voisin. Dans ce clair obscur sur leurs origines, les médicaments de rue ne rassurent guère. D´autant plus que la compétence des vendeurs est des plus douteuses. Chômeurs, chercheurs d´emploi, diplômés de l´enseignement supérieur sans qualification spécifique, commerçants parfois illettrés, les vendeurs des médicaments ont des profils divers mais se rejoignent au moins sur un aspect ; ce sont des «débrouillards» qui essaient, comme ils le disent, de «gagner honnêtement leur vie». « Je ne veux pas voler ou toujours demander de l´aide, explique l´un d´eux rencontré à Yaoundé, je n´ai pas de travail et je me bats pour survivre et aider ma famille». Chacun y va de sa petite histoire pour justifier son activité illégale. A tous les coups, la «précarité ambiante» est l´exutoire idéal. Plusieurs commerçants qui se font appeler docta (docteur) ont bâti de véritables fortunes grâce à la vente de médicaments de la rue en multipliant les comptoirs sur toutes l´étendue du territoire et en maîtrisant la chaîne de distribution au point de devenir incontournable pour nombre d´autres dans «la profession». L´activité nourrit d´autant plus son homme que les clients ne manquent pas.
La majorité des consommateurs de ces médicaments évoquent la modicité de leur pouvoir d´achat. Je n´ai pas de moyens pour aller à la pharmacie. Ici (dans la rue) je peux avoir n´importe quel produit au tiers du prix de la pharmacie. Pourtant, au Cameroun, les pharmacies disposent de médicaments génériques de qualités et à des prix abordables. Rien n´y fait, à chacun ses habitudes : «j´ai un vendeur chez qui j´achète toujours mes produits et ça se passe bien » tente de rassurer un habitué. Antibiotiques, solutions glucosées et autres anti-inflammatoires s´achètent avec ou sans ordonnances à des prix défiant toute concurrence.

La loi sans la force

Au Cameroun, le monopole de la vente du médicament est reconnu au pharmacien de par la loi N° 90/035 du 10 Août 1990, organisant ladite profession. En même temps qu’il est destiné à guérir une maladie, le médicament représente aussi un risque majeur d’intoxication pour le consommateur lorsque les doses ne sont pas respectées en terme de qualité et de quantité.

 

Il est donc fondamental de contrôler le maniement de produits médicamenteux qui ne relèvent pas du commerce traditionnel. Dans cette optique, des obligations légales et déontologiques pèsent sur le pharmacien. Ce dernier est comptable de la bonne utilisation des médicaments. Le vendeur de la rue ignore tous ces principes. A plusieurs occasions, les autorités publiques ont lancé des campagnes dans lesquelles elles promettaient de « tordre, une fois pour toutes le coup à la vente « illicite de médicaments ». Il a ainsi été organisé des saisies massives de médicaments accompagnées d´incinérations publiques à grand renfort de tapage médiatique. Ces campagnes s´accompagnent également d´une sensibilisation des populations des zones rurales et urbaines sur les dangers des médicaments de rue. Des slogans sont diffusés tels le médicament de la rue tue, n´achetez vos médicaments que dans les pharmacies. Ou encore femme handicapées, mères, protégez vos familles des dangers du médicament de la rue. Cependant, la matérialisation de ces bonnes intentions tarde à se faire sentir. Sur le terrain, la propagande a manifestement l´effet inverse de celui escompté. L´activité prospère au su et au vu de tous sans que cela ne semble vraiment émouvoir populations et autorités. Beaucoup s´interrogent sur la volonté réelle de l´État d´arrêter ce commerce. Certains pensent que la tolérance s´explique par la situation de précarité globale au Cameroun qui contraint les laisser faire pour occuper des individus confrontés au chômage et à la misère.
Le médicament est loin d´être un produit commercial comme tous les autres Touchant directement la santé des individus, sa mise à la disposition du public doit être rigoureusement encadrée au risque de générer un problème de santé publique.

Titre:Médicaments de la rue:un mal qui manque toujours de traitement  Par Ghislain AYINA dans Le journal du cameroun.com

 

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Dimanche 28 mars 7 28 /03 /Mars 11:39
Nouakchott, Mauritanie (PANA) - l’Association des pharmaciens de mauritanie
(APHAM) et l’Ordre des médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes
(OMPCD) ont lancé mercredi au Centre international des conférences de
Nouakchott, la semaine africaine de sensibilisation sur les dangers du
marché illicite des médicaments, a constaté la PANA.

Cette manifestation est marquée par des affiches dénonçant les pratiques en
cours dans le marché parallèle des médicaments, fournies par l’ONG française
Réseau Médicaments et Développement (ReMeD).

Le temps fort de la semaine africaine de sensibilisation sur les dangers du
marché illicite des médicaments sera l’organisation d’un forum continental
du 4 au 6 juin à Libreville, au Gabon.

La manifestation va regrouper l’ensemble des syndicats et centrales d'achat
de médicaments, pour faire le point du combat visant à éliminer les circuits
illicites de médicaments en Afrique.

En Mauritanie, le marché parallèle des médicaments "parasite le circuit
légal", selon les services nationaux de la santé.

"Ainsi, certains opérateurs autorisés, en réalité des commerçants, procèdent
à un recyclage de produits illicites dans le marché normal", a révélé à la
PANA Chérif Souleymane, président de l’Association des pharmaciens de
Mauritanie et membre de l’Ordre des médecins, pharmaciens et chirurgiens
dentistes.

Pour enrayer ce phénomène, d’importantes quantités de médicaments illicites
ont été saisies sur le marché et incinérées en 2007 et 2008, rappelle-t-on.

Nouakchott - 28/05/2008
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Dimanche 28 mars 7 28 /03 /Mars 11:34

La problématique des médicaments de la rue est un véritable problème de santé publique dans les pays africains en général et au Bénin en particulier, si certains pays de la sous région ouest africaine en font un cheval de bataille, le problème au Bénin reste encore entier et exige une véritable politique de lutte avec mise en œuvre effective.

Allez à "Adjégounlè" au marché Dantokpa à Cotonou, au marché Arzrèkè de Parakou ou dans les plus petits villages du pays, vous trouverez partout des vendeurs de produits pharmaceutiques qui vantent les qualités de leurs marchandises, certains commerçants n’hésitent même plus, à passer de maison en maison pour les vendre. En dépit de la politique étatique de promotion des médicaments génériques dans les pharmacies agrées et dans les formations sanitaires, le commerce de ces produits pharmaceutiques ne cesse de prospérer.

Les causes de ce phénomène sont multiples (coût jugé abordable par les populations, la recherche du gain facile qui pousserait certains agents de santé à s’impliquer ou à faciliter ce commerce etc.)
Si l’origine de ces produits est incertaine, plusieurs autres raisons justifient le doute sur leur qualité, on peut citer entre autres :

L’altération des molécules due aux mauvaises conditions de stockage, de distribution et de transport, ou encore aux conditions climatiques non contrôles

Le problème de péremption des produits

L’absence d’un contrôle de qualité avant la mise en vente

Une étude réalisée dans une ville nigériane sur la qualité des gélules de tétracycline (un antibiotique très utilisé), montre qu’entre le fabricant et les étalages la biodisponibilité passe de 100 à 81% tandis que le contenu connaît une chute à 61% ( Int J. Antimicrob Agents 1995 ; 5 : 245-50). Ceci montre clairement à quel point on ne peut se fier à l’efficacité des produits de la rue. Outre leur mauvaise qualité, l’on peut décrier le mauvais usage qu’en fait la population, toute chose qui favorise la dissémination des microbes résistants surtout dans le cadre des antibiotiques dans un contexte de surveillance inadéquate. Si dans le passé l’état béninois a posé quelques actes isolés (destruction ou saisie), ceux-ci sont très sporadiques et ne sont pas de nature à enrayer le phénomène qui doit impliquer toute la population béninoise car c’est de notre santé qu’il s’agit. Interrogé il y a quelques semaines par un quotidien de la place, docteur Alfred Dansou, pharmacien Inspecteur et Directeur des Pharmacies et des médicaments au ministère de la santé affirme que « puisque le phénomène perdure, il sera procédé très bientôt à la mise en place d’un comité interministériel composé de quatre ministères que sont : le ministère des finances à travers la douane qui opèrera des fouilles minutieuses à nos frontières qui entre temps, étaient très perméables à ces médicaments ; les ministères de la justice, de l’intérieur et du commerce prendront aussi une part active dans ce comité.

Lorsque ce comité sera mis en place, nous allons dépasser l’étape de saisie et aller à l’étape d’interpellation devant les juridictions ». Mais au-delà de la mise en place d’un comité, il faudra faire appliquer rigoureusement les textes et intensifier la sensibilisation des populations sur les méfaits de ces produits tout en rendant très accessible les médicaments génériques. Les agents de santé devront également jouer une part très active dans cette lutte, leur prise de conscience effective s’avère indispensable, car certains d’entre eux indélicats n’hésitent pas à s’en procurer et les proposer aux patients au détriment des médicaments génériques disponibles dans les pharmacies des centres de santé pour le bonheur de leurs poches en toute clandestinité. En somme les médicaments de la rue constituent une véritable bombe à retardement qui nécessite une attention plus particulière au Bénin.

Parakou, le 23 juillet 2007 Docteur Soliou BADAROU
solbis1@yahoo.fr
/ solbis1@mail2world.com

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Dimanche 28 mars 7 28 /03 /Mars 11:31

29 Mai 2008
Publié sur le web le 29 Mai 2008

Marthe Bassomo Bikoe

Malgré la campagne de lutte entamée contre le fléau, les marchands restent
très sollicités. Comme au marché Mokolo.

Le jeune homme affiche une sérénité à toute épreuve. Comme s'il n'est
nullement concerné par l'interdiction de vente illicite des médicaments.
Marc Ondoua, commerçant au marché Mokolo à Yaoundé, continue d'écouler ses
produits, de recevoir ses clients et de leur proposer des médicaments au vu
et au su de tous. La scène se déroule hier en mi-journée. Sûr de lui, Marc
avance : « Je ne vends que dans la rue. Mais, ce que vous ne savez peut être
pas, c'est que mon livreur est un pharmacien. Et tous mes produits sont
contrôlés dès le départ ». Plus loin, Maurice A., un autre vendeur,
propriétaire de trois étalages toujours dans le même coin, est très
sollicité. Sa cliente, Marthe N., une fonctionnaire vient de se garer. Elle
vient régulièrement ici acheter des médicaments. A la question de savoir
pourquoi elle préfère les médicaments de la rue, elle avance : « J'achète
tous mes produits ici. C'est vraiment moins cher et j'ai des enfants assez
fragiles. Les prix des officines sont assez onéreux. Il me livre depuis des
années. Il n'y a pas de problèmes. Ce sont des génériques issus des ventes
privées en gros ». Pour plus de sécurité, personne ne veut montrer les
emballages.

Pourquoi cet engouement autour des médicaments de la rue ? Dans plusieurs
rues de Yaoundé, les étalages sont présents et disputent la place aux
vendeurs de vêtements de friperie, de chaussures, etc. Les médicaments de la
rue sont omniprésents pour « soulager les Camerounais ». Ils attirent les
populations qui veulent se soigner à moindre coût. Mais le problème est
ailleurs. Hier, à l'hôtel Hilton de Yaoundé où se sont retrouvés les
professionnels du médicament, venus prendre une part active dans le combat
du marché illicite des médicaments, le message est passé : la destruction
des médicaments de la rue est devenue indispensable. « L'ampleur du
phénomène fait de cette vente ( ) un danger public. Leur consommation peut
provoquer de nombreux dégâts pour la santé, à savoir des maladies
chroniques, des décès », indique le ministre de la Santé publique, André
Mama Fouda, qui présidait la cérémonie de la Journée africaine de lutte
contre la vente illicite de médicaments. Les cibles ont été bien choisies :
les mamans et les enfants. Tout le monde était unanime : il ne faut pas
faire confiance aux débrouillards de la rue. Le Dr Jean Rollin Ndo,
directeur de la Pharmacie et du Médicament au Minsanté assure que la
répression va commencer sur le terrain et à tous les niveaux. Et il compte
sur les autorités administratives pour leur donner un coup de main
secondaire : « Ce n'est pas l'affaire d'une journée. Mais une lutte de
longue haleine qui est désormais entamée ».

 

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Dimanche 28 mars 7 28 /03 /Mars 11:28

Comme le soulignait il y a de cela quelques mois un expert de l’OMS en visite de travail au Cameroun, les médicaments de la rue constituent un poison qui tue en sourdine. Une enquête réalisée par l’Association Camerounaise du Bien Être vient de le confirmer : Plus de 62% des Camerounais consomment " les médicaments de la rue ", selon les résultats d'une enquête sur la consommation des médicaments menée à Douala, Yaoundé, Bafoussam, Bamenda, Limbé et Garoua de janvier au mois de d’avril auprès de 1200 personnes. Selon la même enquête, près de 53 % des personnes interrogées affirment que le conditionnement des médicaments vendus ne semble pas être un problème pour les clients. La modicité de leurs moyens financiers fait en sorte qu`ils croient n`avoir pour tout recours que cette pharmacie de rue. En effet, à la question de savoir pourquoi ils portent leur choix sur ces produits de rue au lieu d`aller en pharmacie ...

 

où ils sont sûrs d`avoir de bons produits, et où l`on trouve également des génériques à bon prix, on se surprend de constater que sur les 1200 personnes interrogées par cette association, 650 pensent que les médicaments de rue coûtent moins chers.

Une première étude menée il y  a quelques années avait déjà révélé que «  près de 16% des malades reçus à l’hôpital provincial de Limbé dans la province du Sud- ouest sont victimes des médicaments vendus dans la rue », à en croire le Dr Mbolla Epoh, en service à la délégation départementale de la santé publique  à l’époque.

«  Les résultats ont révélé trois sources d'approvisionnement qui s'expliquent par le revenu de la population: la rue à 53,1%, les pharmacies avec un pourcentage de 44,2%, les centres médicaux 6,7% », ont encore précisé les conclusions de l’enquête

Les médicaments de la rue sont vendus sur les étalages ou par terre et sont proposés sur ordonnance médicale ou pas, à la main. Parfois les patients expliquent aux pharmaciens de fortune ce dont ils souffrent, et le commerçant prescrit et vend le médicament, constate-t-on.

Qui sont ces individus qui font commerce illégal de médicaments dans la rue ?

- Des jeunes sans emplois et sans aucune qualification «  Les Docta » comme on a coutume à les appeler
-  Des jeunes diplômés sans emploi dont c’est devenu le travail car ce commerce est prospère. Certains y gagnent de 5.000 à 10.000 francs CFA par jour et parfois plus. ( 1 €= 655 frs Cfa)

-  Des médecins, des fonctionnaires de l'État pour qui la vente des médicaments de la rue est devenue leur deuxième gagne-pain. Ces derniers détournent des stocks de médicaments et les revendent dans les quartiers ou aux vendeurs de la rue.

Et que fait l’Etat pour protéger la santé des populations ?

Il n'y a aucun système de contrôle des médicaments qui rentrent par les frontières déjà trop poreuses de notre pays, expliquait il y a quelques années le Dr Mbanwi de la Preventive Health Centre de Bamenda, chef lieu de la province du Nord- ouest, 

Pour les pharmaciens du Cameroun, « cette complicité se manifeste par le fait que les services de contrôle de la qualité des médicaments  déployés dans les marchés n'ont jamais empêché ces vendeurs illégaux de médicaments d'exercer leur activité. La filière des médicaments en provenance du Nigeria est connue de tous mais personne ne songe à la démanteler affirme un agent de la communauté urbaine de la ville de Limbé qui a requis l’anonymat. Au contraire, les agents de contrôle de qualité des produits pharmaceutiques perçoivent des taxes liées à l'exercice de cette activité, ce qui veut dire que l'État reconnaît et soutient ces vendeurs, dénonce le Dr M. au reporter de Camer.be

L’usage des médicaments de rue n’apporte rien aux malades mais, au contraire, semble accroître la résistance des germes pathogènes aux traitements futurs. Au lieu d`être moins chers comme le clament ses adeptes, les médicaments achetés dans la rue sont bien plus chers parce que pouvant être très dangereux pour la santé. Un autre cri d’alarme que l’Association Camerounaise pour le Bien être lance à l’égard des pouvoirs publics au sujet du contrôle de qualité des produits pharmaceutiques.

Au moment où nous mettions sous presse, nous avons appris que le gouverneur de la province du Nord - Ouest a interdit depuis hier 28 mai,  la vente des médicaments de rue sur l’étendue du territoire de sa province. Pourvu que les mesures soient respectées et que le message tombe dans les oreilles de tous..

Par Evelyn NANA de camer.be

Paru le Jeudi 29-05-2008 00:15:53   

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